Droit de manifester : l’UNL-SD interpelle le Président de la République

Monsieur le Président,

Nous venons de prendre connaissance du rapport d’Amnesty International sur les restrictions abusives au droit de manifester en France.

Le rapport susmentionné décrit un “constat sans appel : l’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint [le] droit fondamental”, qu’est la liberté de manifester pacifiquement, ”de manière préoccupante.”

Comment ne pas dire notre indignation face à cette dérive sécuritaire se déroulant sous nos yeux depuis la mise en place de l’état d’urgence en novembre 2015, renouvelé 5 fois et s’apprêtant à l’être une sixième très prochainement ?

Pour palier à une situation inquiétante et mettant profondément en danger les valeurs de la Nation mais aussi et surtout les manifestant.e.s pour la quasi unanimité pacifistes, l’Union Nationale Lycéenne – Syndicale & Démocratique revendique :

  • la levée, immédiate et sans condition, de l’état d’urgence ;
  • la remise en cause des équipements dangereux et possiblement létaux de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale (LBD, taser, grenades,…) dans les missions de maintien de l’ordre, qui ont fait trop de victime ;
  • l’engagement des forces de l’ordre dans une logique de désescalade de la violence, et non pas dans leur encouragement, voire dans leur déclenchement.

Par ailleurs, l’UNL-SD exige la condamnation immédiate par l’État de toutes violences policières, à la cité comme en manifestation, et l’exclusion des forces de l’ordre de tous leurs agents en ayant la responsabilité.

Dans l’attente d’actions fortes de votre part, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profond respect.